Quelle moyenne pour entrer en prépa ECG ?

« Quelle est la bonne moyenne pour intégrer une prépa ECG ? » : la question nous est posée par nombre de futurs étudiants et fait souvent sourire. Nous savons bien qu’elle en déguise une autre : « ai-je la moyenne pour entrer en prépa ? ».

La question est tout à fait rationnelle : la moyenne est un critère classique permettant d’estimer un niveau et une progression. Il paraît ainsi normal de la considérer comme étant le principal indice d’une capacité à intégrer une classe prépa.

Pourtant, vous n’entendrez jamais aucun professeur répondre à cette question au détour d’un stand, sans qu’il n’ait vu au préalable votre dossier.

Alors, nous vous offrons ce court article pour vous aider dans cet exercice d’auto-évaluation.

La moyenne, un bon critère ?

Mathématiquement, une « moyenne » a évidemment un sens. Cependant, une « bonne » moyenne n’est pas forcément un signal fiable d’un « bon » niveau et les établissements le savent.

En effet, d’une classe à l’autre, d’un professeur à l’autre, une « bonne moyenne » peut varier au sein d’un même établissement. Alors, entre plusieurs établissements, la différence peut être énorme. Un étudiant excellent peut avoir 14 de moyenne, noté par un professeur exigeant dans un lycée qui le serait plus que d’autres.

De plus, les établissements de l’enseignement supérieur constatent – et encore davantage depuis Parcoursup – que les professeurs de certains établissements ont tendance à « surnoter » leurs élèves en vue de cette sélection. La conséquence directe est, pour les élèves d’établissements et professeurs ne recourant pas à ce procédé, d’être défavorisés.

La question du lycée d’origine se pose également : en théorie, il pourrait n’avoir aucune influence sur le dossier. En pratique, c’est évidemment une autre paire de manches : les prépas établissent une sorte de grille d’évaluation des dossiers reçus sur Parcoursup, de façon manuelle ou en utilisant l’Outil d’Aide à la Décision (OAD) du site. Les établissements ont à leur disposition un indicateur du niveau du lycée (ainsi que de la classe par le proviseur de l’établissement) et peuvent donc, s’ils le souhaitent, prendre en compte le lycée d’origine pour faire leur choix. Toutefois, ce dispositif ne fait pas partie de l’OAD Parcoursup.

Concrètement, comment savoir si j’ai le niveau ?

Ce que nous venons de dire explique pourquoi la simple moyenne ne permet pas de répondre à la question de savoir si vous avez le niveau pour une prépa. Cependant, il est normal – et légitime – de vouloir se situer et estimer si on a le niveau, les potentialités pour intégrer une classe prépa ECG.

La mention ?

Un indicateur objectif de votre niveau général peut être celui de la mention au Bac que vous visez. Selon les données collectées sur la plate-forme Parcoursup et relayées par le site AuFutur, 49% des 9 899 candidats admis en classe préparatoire EC en 2020 a obtenu la mention « très bien ». Une mention Très Bien garantit donc d’être accepté dans une prépa EC, mais chacun sait que les plus sérieuses d’entre elles ne se fient pas à ce seul paramètre.

À l’inverse, cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner vos rêves de classe prépa si vous obtenez une mention inférieure, Bien en tout cas. Il existe des prépas de différents niveaux d’exigence mais surtout de différentes « capacités de révélation ». Nombreux sont ceux qui peuvent attester que, le « handicap » lié à leur lycée l’origine, leur moyenne et leur mention a pu être dépassé par une excellente préparation. Le moment de vérité est celui du concours qui clôt la classe préparatoire et lui seul. De ce point de vue, c’est la motivation, la volonté et l’implication de la classe préparatoire qui seront tout aussi déterminants.

L’aisance dans les matières-clés

Plutôt que de réfléchir selon votre moyenne, il est plus pertinent de réfléchir selon les matières. En effet, c’est sur ces éléments que votre dossier va être considéré par les établissements auxquels vous postulez. Les matières concernées sont à envisager :

  • Mathématiques – compte tenu des coefficients du concours, des faiblesses dans cette discipline doivent être compensées par un excellent niveau dans plusieurs autres matières,
  • SES ou HGGSP,
  • Philosophie – et en Première, le français,

Dans chacune de ces matières, il peut être intéressant de regarder le programme de classe préparatoire : voir s’il vous semble complétement hors de portée, ou s’il vous intéresse déjà.

L’exponentielle

Il importe de soigner sa moyenne mais aussi sa progression puisque les étudiants qui réussissent le mieux en prépa ne sont pas forcément ceux qui y sont entrés parmi les premiers. Un dossier d’un niveau plus faible mais qui montre une réelle progression sera ainsi regardé avec autant d’attention qu’un dossier qui – pourtant excellent – n’en montre pas. Finalement, il importe, quel que soit votre niveau, si vous souhaitez intégrer une classe prépa, de ne pas vous reposer sur vos lauriers et de chercher à vous améliorer sans cesse.

Le niveau de la prépa demandée

Il est évident que selon la classe préparatoire que vous souhaitez intégrer, les exigences ne seront pas les mêmes. Aujourd’hui, si votre souhait est d’intégrer une prépa, vous en trouverez toujours une qui correspondra à votre niveau – et qui vous acceptera. Et le nombre d’écoles ouvrant leurs portes aux prépas ECG est suffisant pour que vous soyez presque assurés d’en intégrer une. Ainsi, si vous êtes vraiment motivés à « passer » par une classe préparatoire, pour acquérir le supplément de légitimité que cela vous apportera à la sortie de la Grande École, ne pas intégrer les meilleures ne doit pas vous décourager. Mieux vaut parfois être la tête de la sardine que la queue de la daurade : se retrouver dans une classe d’un niveau drastiquement plus élevé que le sien peut être dramatique pour un nouveau préparationnaire. Au contraire, des classes relativement homogènes permettent plus facilement à chacun de se sentir tiré vers le haut.

Recruter avec discernement

Un recrutement en prépa se fait bien entendu en fonction du niveau scolaire, mais ce point ne doit pas être le seul pris en compte. Parents comme professeurs sont bien conscients des limites et du caractère anxiogène que peut présenter un recrutement en prépa via Parcoursup.

C’est pour cela que WeiD Prépa va beaucoup plus loin dans l’analyse de chaque dossier mais surtout de chaque postulant. Les professeurs qui constituent WeiD sont forts d’une expérience qui les conduit à savoir discerner qui doit faire une prépa et qui ne devrait pas forcément en faire une.

Nous ne demandons pas uniquement les bulletins afin d’estimer un niveau, mais regardons des copies réalisées en condition d’examen. Non pas tant pour la note de celles-ci que pour analyser plus finement la maîtrise de la langue, les capacités de réflexion et de curiosité du candidat.

Recruter avec discernement, c’est également saisir les motivations d’un élève qui cesse d’être élève pour devenir un étudiant. Nous faisons passer un entretien aux candidats dont le dossier a été retenu, afin de vérifier que la personne « derrière » une « moyenne » et une mention vise bien le même objectif que le nôtre : se donner pleinement les moyens de rejoindre une école du Top 3. Le Top 3, non par élitisme : quel étudiant passe le concours et n’en rêve pas ? Ne pas  « viser » ce top, ce serait déjà abdiquer, comme ne pas l’atteindre n’est pas forcément échouer.

Mais une chose est sûre : rien n’est plus gratifiant pour un professeur impliqué que de faire réussir ceux pour qui tout n’était pas « couru d’avance ». Ils sont nombreux. Et doivent continuer de l’être.

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